REFLEXION APPROFONDIE SUR LES GUERRES D’ISRAËL

Voici qu’une année civile se conclut, avec son cortège d’évènements heureux ou malheureux. Là aussi, nous pouvons nous livrer à une sorte de bilan de l’année écoulée, non comme celui de la veille de Roch Hachana, mais en tant que juifs vivant au sein de sociétés non juives, en relation avec l’Etat d’Israël.

Bien entendu, l’année 2023 restera marquée au fer rouge par le pogrome survenu le jour le plus réjouissant de l’année juive : Simhath Torah. Ce jour-là, le 7 Octobre 2023, les pires ennemis d’Israël choisirent de l’attaquer et d’envahir la petite bande de terre qui jouxte le territoire de Gaza. Des milliers de terroristes et de gazaouis se ruèrent dans les kibboutsim, les villages et les petites villes paisibles du pourtour, les surprenant dans leur quiétude de la dernière fête de Tichri 5784. Un massacre s’en suivit, dont la barbarie et la cruauté dépassèrent les massacres perpétrés par les nazis sur les juifs.

Cet évènement inimaginable perpétré contre les juifs sur leur propre terre, celle d’Israël, qui était censée être un havre de paix et de sécurité des juifs du monde entier, restera un traumatisme pour les décennies à venir, et déclenchèrent une nouvelle guerre d’Israël contre ses ennemis, la HUITIEME depuis sa création, en 1948, hormis les opérations militaires spéciales contre Gaza la maudite.

Cette dernière guerre aura provoqué un électrochoc sévère chez ceux, très nombreux, qui se berçaient de douces illusions quant à la paix possible d’Israël avec les factions palestiniennes, les doux rêveurs de « La Paix maintenant » et les postsionistes qui pensaient bien naïvement qu’en fondant des kibbousim et des villages à quelques encablures de Gaza, était un signe tangible de la cohabitation possible d’Israël avec ses voisins arabes. Ce furent eux qui furent massacrés les premiers sans aucune distinction… Alors, quelles leçons doit-on tirer de cette terrible tragédie ??

Tout d’abord, un changement radical de conception dans les sphères du pouvoir militaire et du pouvoir politique de gauche. Il s’agit du « Code éthique de Tsahal » devenu obsolète et qui affirmait que l’objectif de TSAHAL est « de faire entrave aux efforts de l’ennemi visant à perturber le cours normal de la vie », comme si la défense d’ISRAËL se réduisait à constituer une protection pour sa population. Une telle conception, qui date d’une trentaine d’années, décrit la situation absurde à laquelle nous sommes parvenus, après plusieurs décennies durant lesquelles le post-sionisme a régné au sein des universités israéliennes, des médias, de la justice et d’une large partie de l’establishment sécuritaire et militaire. Ainsi,  TSAHAL aurait pour objectif de « faire entrave aux efforts de l’ennemi » et non pas de vaincre, d’annihiler ou de détruire l’ennemi.

         Fort heureusement, l’Etat major de TSAHAL et les dirigeants politiques de notre petit pays, semblent avoir compris – mieux vaut tard que jamais – après le terrible massacre du 7 octobre, que nos ennemis avaient bel et bien la volonté de nous exterminer, et qu’il fallait en conséquence, détruire le Hamas, et pas seulement « faire entrave à ses efforts de nous éliminer ». Ce n’est pas de la sémantique !

En réalité, ce sont les fondements philosophiques et moraux du code éthique de TSAHAL qui sont erronés, car ils présupposent que l’ennemi aurait pour objectif seulement de perturber le cours normal de la vie des citoyens d’Israël. L’ennemi – qu’il s’agisse du Hamas, du Hezbollah, de l’Iran, du Djihad islamique et bien sûr du Fatah – a pour unique et constant objectif de détruire Israël et de tuer tous les Juifs. Perturber le cours normal de la vie serait donc un euphémisme insupportable, qui relève d’un langage totalement déconnecté de la réalité dans laquelle nous vivons.

Autre sacro-sainte valeur de Tsahal : la préservation de la dignité humaine, incluant bien sûr celle de nos ennemis. Ce code éthique explique doctement que TSAHAL et ses soldats sont tenus de préserver la dignité humaine et que tous les êtres humains ont une valeur inhérente, indépendamment de leur race, de leur religion, de leur nationalité.  Quelle farce ! Imagine-t-on l’armée américaine et ses alliés affirmer qu’elle veut préserver la dignité humaine des Allemands, lors de la Deuxième Guerre mondiale ? Sans parler de cette notion stupide et révoltante de « réaction proportionnée » de Tsahal. Et qui nous la réclame hypocritement en nous donnant des leçons ? Ceux qui ont massacré et rasé des villes entières d’Europe dans leurs bombardements des années 43 et 44, provoquant la mort et l’exil de millions de gens

​      Jusqu’à présent, l’objectif de TSAHAL se limitait à contrecarrer les projets de nos ennemis, et non à les vaincre ; Tsahal, par son nom, ne fait que protéger en se défendant. En fait, le problème fondamental auquel Israël est confronté aujourd’hui n’est pas militaire, mais avant tout moral. Israël, dans sa conception et ses valeurs, ne sait pas comment triompher du Hamas, parce qu’il est dépourvu de la conviction intime, tant morale que politique, que la victoire est possible et nécessaire.

Mais au lendemain de la terrible attaque de SIMHAT TORA, la société israélienne a enfin acquis cette conviction intime et que nos soldats, qui sont pleins d’ardeur guerrière et de détermination, surtout après les images et les récits terrifiants qui leur ont été relatés, peuvent mener à bien leur mission nécessaire jusqu’au bout, c’est-à-dire jusqu’à la victoire totale, sans être entravés par un « Code éthique » inadapté et déconnecté de la réalité. A cet égard, voici une déclaration parue dans certains journaux, dernièrement :

       Code moral de l’armée d’ISRAËL  

Je suis prêt à me sacrifier pour sauver le peuple d’ISRAËL. Nos ennemis doivent être anéantis et non pas neutralisés.

La population qui soutient le terrorisme est aussi ennemie.

Un ordre qui met en danger la vie de civils ou de soldats pour préserver l’ennemi est un ordre illégal.

C’est un impératif moral de détruire le mal, dans l’intérêt de l’humanité tout entière.

LA GUERRE D’ISRAËL : RAPPEL DES FAITS

Le 7 Octobre, les terroristes du HAMAS a fanfaronné, hurlant sa joie, la Kalachnikov brandie bien haut, comme un symbole de victoire !


Le butin glané ici et là, entre les viols collectifs et les assassinats d’enfants et de vieillards ainsi que les otages ramenés dans une foule en liesse, dans l’allégresse de la victoire sur l’ennemi sioniste. Ils pensaient avoir meurtri ‘les Juifs, ce Peuple colonisateur, cet État qui prétend occuper un territoire qui leur revient !’.

Mais il a fallu bien vite déchanter, car cette victoire s’est avérée une victoire à la Pyrrhus ! Très vite, ISRAËL, agressé dans sa souveraineté et son intégrité, meurtri dans sa chair, mobilisa son armée et ses réservistes, toujours prompts à réagir et à défendre leur Pays.


Aidée des Américains, TSAHAL, l’armée d’ISRAËL, planifia ses attaques massives sous le regard sceptique des analystes et autres « experts » des plateaux télé qui prédisaient un bain de sang. TSAHAL choisit d’utiliser l’aviation et l’artillerie lourde pour nettoyer le terrain avant d’envoyer ses soldats sur le terrain. Résultat : des pertes juives limitées, quoi que douloureuses. Mais du côté Palestinien, des milliers de terroristes tués, sans doute plus de 8000 et des centaines de prisonniers qui préférèrent se rendre ; des villes entières rasées sous les bombes, des centaines de kilomètres de tunnels anéantis, des dizaines d’arsenaux saisis et détruits.

A cela s’ajoute une prise de conscience réelle occidentale qui constata enfin que Gaza ne fut qu’un Etat terroriste, sans aucun compte de sa population.
Il constata aussi que le Hamas ne fit que détourner l’argent international par centaines de millions de dollars, pour construire ses tunnels et son usine à tuer ;
Les dirigeants de cette armée terroriste se sont moqués des Gazaouis, les appauvrissant, les spoliant et captant leurs cerveaux pour les transformer en robots humains dans le seul but de tuer les Juifs.

En raison de la violence légitime de la réaction israélienne, les terroristes qui se battaient dans des tunnels et qui utilisaient des mosquées et des écoles comme bases de lancement de missiles, ont commencé à se rendre, par dizaines, puis par centaines.


Des files de soldats nus sont apparus sur les réseaux sociaux, montrant une armée en déliquescence, une armée qui se rend, une armée affaiblie et vaincue, habituée à mener des combats de rues, à tirer sur des civils désarmés, à terroriser des femmes et des enfants, mais pas à se battre frontalement contre une armée conventionnelle, puissante et entraînée.

TSAHAL dans un désir de contre-propagande a montré aussitôt une armée d’hommes qui jadis pillaient et violaient, mais qui se retrouvent désormais honteusement nus, mains attachées dans le dos, la tête baissée, comme de vulgaires criminels.

​Cette image est très révélatrice : ce sont ces mêmes hommes qui semaient la mort, lâchement auparavant et qui se présentent désormais agenouillés, les mains attachées dans le dos et les yeux bandés. Eux qui se croyaient forts, les voilà plongés dans le noir de la reddition, humiliés, constatant sans doute leur propre désillusion, dans un mélange de haine et de crainte envers TSAHAL, se lamentant sur leur sort misérable !

Cette défaite du HAMAS est avant tout celle de leurs dirigeants sur trois plans :

1.    Un projet guerrier utopique : l’armée formée pour piller et violer n’aura pas tenu devant une armée traditionnelle aguerrie au combat ;
2.    Le rêve fou du HAMAS de pouvoir vaincre un pays en provoquant une guerre régionale engendrant le chaos, s’est fracassé sur la dure réalité. Le Hezbollah l’a lâché, harcelant le nord d’ISRAËL sans déclencher frontalement une guerre et l’Iran voyou se retient, craignant la guerre avec les américains, se contentant de lancer ses sbires, les Houtis pour harceler ISRAËL, en bloquant le commerce mondial en Mer rouge, ce qui ne pourra pas durer longtemps.
3.    La fin de la partie va être sifflée par le maître du jeu arabe : l’Arabie saoudite finira par signer des Accords avec ISRAËL, signe de la reconnaissance de l’Etat Hébreu et la fin de cette guerre de 100 ans.

Constatant l’échec de leurs objectifs, les fondateurs du HAMAS s’enfuient piteusement, les valises pleines de dollars à la main, pensant pouvoir échapper à leur destin, celui de rendre des comptes un jour à Israël et à leur propre population laissée dans la misère.


C’est bien la disparition du HAMAS, qui a consacré toutes ses ressources à construire un projet d’un autre temps, dont les dirigeants fuient, laissant leur population servir de bouclier ou de chair à canon se bercer encore d’illusions en se battant en vain, tout en subissant d’énormes pertes. Ils laissent derrière eux un pays meurtri, exsangue, des champs de ruines et de désolation !

Mais qu’importe pour eux, car ils se disent que le sacrifice de tout un peuple pour une cause est normal ; sans oublier que c’est très rentable pour eux…


Quelle tristesse pour ce petit territoire qui aurait pu devenir si prospère et riche ! Mais on est en face de tyrans sanguinaires, qui combattent pour des idées périmées, celles d’Al Bana qui date de 1928. ! Voulant la guerre à outrance, ils n’obtinrent que la défaite et la désillusion.

Pauvres capitaines égarés…


Am Israël haï !